La photographie est un outil capable de sédimenter le temps ainsi que de le matérialiser.

De l’argentique au numérique, des instantanés aux images construites, grâce à mes gestes effectués sur la photographie à la prise de vue ou après l’impression (dessin, peinture..), c’est la notion de « mémoire ancestrale », c'est le sensible, le Temps, le non-visible, la Nature et le rapport de l’humain au paysage qui sont au cœur de mes interrogations.

Rendre visible devient alors un travail où les couches de sens gagnent à se superposer, où les juxtapositions de multiples strates creusent paradoxalement l’image pour y trouver un espace qui tendrait à montrer l’essentiel de celle-ci.

Cela passe par un temps lent d’élaborations, de fabrications. Cette transformation du regard en gestes et en langages plastiques est défini par une volonté de circonscrire une histoire au préalable et par un choix protocole d’actions.

La photographie que je recherche a une épaisseur invisible et pourtant palpable de ma propre réalité, une matière comme fragment de mémoire.
C’est cette fabrication qui me permet d’interroger le monde qui m’entoure et moi-même.